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Les compteurs à radiofréquences préoccupent

Dans son édition du 9 mars, en page 19, La Tribune a publié une version condensée du texte Mythes et réalité. La version intégrale du texte se retrouve ci-dessous, incluant les références scientifiques.

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Les compteurs à radiofréquences, mythes et réalité

Mythe no.1 : Si les compteurs à radiofréquences étaient vraiment dangereux, nos autorités gouvernementales feraient des mises en garde.

Les études les plus récentes ne laissent aucun doute sur les dangers dus aux effets biologiques sur l’organisme humain  des radiofréquences. La position de Santé Canada est  que les champs électromagnétiques (CEM) ne peuvent causer que des dommages thermiques aux tissus humains. On se base sur des études datant de 2009 et d’avant. C’est la raison pour laquelle Santé Canada fixe à 6 000 000  µW/m2 (microwatts par mètre carré) l’intensité maximale de l’exposition pour qu’il n’y ait pas de brûle aux tissus dus à la chaleur. Sauf que tout récemment, en février 2013, il est ressorti lors d’une cause en justice, que Santé Canada n’avait retenu que les études scientifiques qui corroboraient sa position à l’effet qu’il n’y avait pas de danger autre que les effets thermiques. Pour les effets biologiques, c’est plutôt des limites d’exposition de 100 à 1 000 µW/m2 qu’il faut considérer. Des publications très récentes, dont celle de BioInitiative, sont parues après que la Régie de l’Énergie ait donné son aval à Hydro-Québec pour le déploiement des compteurs de nouvelle génération. Le rapport BioInitiative, publié le 7 janvier 2013, est une synthèse de plus de 1800 études, révisées ou produites par 29 chercheurs internationaux de renom et indépendants. Les effets biologiques y sont largement documentés: tachycardie, insomnie, acouphènes…, ainsi qu’un mécanisme important, l’ouverture de la barrière hémato-encéphalique (sang-cerveau), provoquant des déséquilibres neuro-végétatifs et hormonaux. Ce rapport recommande que les radiofréquences soient maintenant classées cancérigènes. En 2011 et 2012, plusieurs  organismes de santé à travers le monde ont fait de sérieuses mises en garde et demandé la révision des normes en fonction des effets biologiques. Ainsi, l’Académie américaine de pédiatrie, regroupant pas moins de 60 000 praticiens, insiste sur l’urgence de protéger les enfants et les femmes enceintes, particulièrement vulnérables aux radiofréquences.  Tout récemment, en  juillet 2012, l’Académie Américaine de Médecine environnementale recommandait qu’aucun compteur à radiofréquences  ne devrait être installé sur le domicile de toute personne présentant des troubles de santé, pas plus que sur le domicile de ses voisins. Au Canada, contrairement à l’inspection des aliments, où nos autorités n’ont qu’à intervenir en fonction de règles déjà établies, tout est à faire en matière d’exposition aux radiofréquences. Sachant très bien que la locomotive gouvernementale ne peut « faire demi-tour sur un dix sous », il incombe à nos autorités locales d’appliquer le principe de précaution.

Mythe no. 2 : L’exposition aux compteurs à radiofréquences est beaucoup plus faible que celle d’un cellulaire, alors pourquoi s’en inquiéter?

Tous les types de compteurs à radiofréquences fonctionnent par l’émission d’ondes pulsées (pointes d’onde de durée variable). Lorsqu’Hydro-Québec annonce une intensité de 50 µW/m2 (ou de 2.2 µW/mpour Hydro-Sherbrooke), il s’agit d’une valeur moyenne pendant six minutes qui est relative à l’intensité pouvant causer des brûlures. Lorsqu’il s’agit d’effet biologique on doit considérer l’intensité maximale, qui pour les compteurs  à radiofréquences dépasse de beaucoup cette valeur moyenne.  Des mesures effectuées par une firme québécoise indépendante montrent des intensités variant de 3 000 à 49 000 µW/m2  à un mètre, selon le type de compteur. À titre de comparaison elle est de 2 600 µW/m2  pour un cellulaire en utilisation. Les radiofréquences ont des effets biologiques (perturbation du fonctionnement normal des cellules) à des intensités relativement basses et c’est l’onde dans sa totalité qui affecte les tissus humains, et non sa valeur mathématique moyenne. De plus, la nocivité d’une émission pulsée est plus grande que celle d’une émission en continu. Cela est documenté dans la littérature scientifique. Sachant que les études montrent une augmentation notable des cancers du cerveau avec une utilisation ponctuelle du cellulaire, accepteriez-vous que vos enfants dorment en présence d’un ou de plusieurs compteurs à radiofréquences, émettant des ondes pulsées, classées présentement comme potentiellement cancérigènes, au même titre que le plomb et le mercure, 24 h par jour et ce leur vie durant?

Mythe no. 3 : Il existe une option de retrait, alors les gens ont une liberté de choix.

Rien n’est plus faux. Les ondes émises par les compteurs des voisins qui ne se seraient pas prévalus du droit de retrait sont toujours là, 24h sur 24. Ce n’est pas parce que le compteur est de l’autre côté d’un mur qu’il est moins dangereux. Les matériaux des bâtiments n’offrent que très peu d’atténuation aux radiofréquences. À preuve, le téléphone résidentiel sans fil fonctionne très bien sur le patio et ce sont des appareils utilisant les mêmes gammes d’ondes. Les gens qui résident dans des édifices à logements multiples, condos ou appartements seront exposés aux compteurs des autres occupants qui ne se seront pas prévalus du droit de retrait. Toujours pour les édifices à logements multiples, si les compteurs sont tous situés au même endroit, il est très possible que les occupants les plus éloignés du lieu des compteurs choisissent de ne pas payer les frais élevés qu’exige Hydro-Québec pour le droit de retrait (frais initiaux de 98 $ et par la suite 17 $ par mois, avant taxes). Dans ces circonstances, les occupants proches des compteurs subiront l’exposition de plusieurs compteurs.

Mythe no. 4 : Il y a des radiofréquences partout et personne n’est malade de ça.

L’usage des technologies à radiofréquences a connu une croissance fulgurante depuis peu. Il est légitime de se demander si nous en sommes au point où nous dépassons les limites sécuritaires. On dénombre de plus en plus de cas d’électrohypersensibilité. Plusieurs d’entre eux sont apparus suite à l’exposition à des compteurs à radiofréquences. Que fait-on maintenant du principe de précaution pour les humains? Des pays d’Europe reconnaissent maintenant l’électrohypersensibilité au même titre que les autres affections d’origine environnementale. Sans être nécessairement électrohyprsensible, nous sommes tous, à divers degrés et plus ou moins consciemment, affectés par les radiofréquences. L’idée n’est pas de bannir ces technologies mais bien de les utiliser de façon sécuritaire. Il y a un début en Europe, avec le Lifi en remplacement du Wifi. Si nos gouvernements posent des balises, l’industrie du sans fil s’y adaptera. Tel fut le cas pour la sécurité des véhicules automobiles.  Entre temps, on demande à nos autorités locales  d’assurer des milieux de vie sécuritaires aux citoyens.

Estrie Refuse, comité des AmiEs de la Terre de l’Estrie.


3 commentaires

  1. Suzanne Tardif dit :

    Bravo! Bon résumé sur les données concernant la santé. Je m’associe à vos arguments basés sur des recherches scientifiques non subventionnées par l’industrie.
    Pour ce qui est des compteurs classiques mème s’ils ne sont plus fabriqués au U.S. pourquoi ne le seraient-ils pas au Québec?. Belle opportunité pour créer des emplois, en phase avec les exigences environnementales les plus pointues. En même temps ils pourraient être adaptés pour passer par le réseau téléphonique existant alors qu’il utilise la fibre optique particulièrement sûre, puissante et qui, peut permettre un délestage fin du réseau, en cas d’accident sur une ligne électrique, tout en respectant l’esprit de la nouvelle loi RT2012.

  2. […] L’Académie Américaine de Médecine Environnementale lui emboite le pas recommandant qu’aucun compteur à radiofréquences ne soit installé sur le domicile d’une personne présentant des troubles de santé, ni au domicile voisin. lien […]

  3. […] L’Académie Américaine de Médecine Environnementale lui emboite le pas recommandant qu’aucun compteur à radiofréquences ne soit installé sur le domicile d’une personne présentant des troubles de santé, ni au domicile voisin. lien […]

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